La Plus Grande Histoire.
(Doublants, Primants, Profs, P2. Un foutu bordel.)Developpement quand le temps me sera permis.
(Tempis, je le prends.)
Des sifflements, je dois apprendre.
Tu arrives, tu as 500 personnes devant toi, tu fais des connaissances, tu méprises d'autres. Tu te sens perdue, tu te rends compte que le lycée, vraiment ne prépare à rien. Tu te choppes des tendinites que tu ignores. Tu ne comprends même plus ce que veut dire "Nuit De Sommeil à Gogo". Tu n'attends qu'une chose, le week end, mais après tout, le week end, c'est des révisions, ça change quoi? tu te rends compte que ta prof de TD de chimie est plus nulle que toi, puisque c'est vous qui la corrigez, que la prof de Physiques n'a aucune autorité, et qu'elle arrive en retard, effrayée par ton groupe B. Tu regardes le Moche, et tu te dis, que Richard, Pumadidas ou bien d'autres sont tellement mieux, et qu'à eux seuls ils valent le coup de venir en cours.
Entourée de doublants, tu te demandes comment tu peux suivre, puisque eux semblent tout comprendre. (L'entropie? La base, la clé. La facilité poussée à l'extrême.)
Tu ne peux plus te contrôler quand tu entends "Matière Fécale". Quand tu lis "Bourrelet", tu penses automatiquement à "Disparition partielle du TFI, apparition d'un bourrelet, ou Labrume. Ex: la hanche". Tu ne sais plus t'exprimer autrement qu'en gueulant que la P1, c'est le bouquet. Tu culpabilises dès qu'un livre n'est pas devant toi. Tu te lèves à 5h, et pourquoi? juste pour réussir à voir les schémas d'anat'. Tu te mets à siffler quand un diapo passe trop vite sans t'en apercevoir, et tu commences à situer des gens, malgré leur nombre.
Tu passes ton temps sur la photocopieuse à attendre que le cours soit prêt. Tu te poses, avec Jordan et Marion, et la 1ere chose que tu dis, c'est "si je vous sors levier du 3e genre, vous me dites?" et oui, tu ne peux te passer de poser des questions.
Tu roules à fond sur la route en t'explosant la gorge à chanter sur des mélodies, tout ça pour un peu dégager le stress accumulé. Tu regardes avec envie les amphis à moitié vide, pendant que toi l'SHS contient Et le groupe B, et la moitié de gens du groupe A.
Tu arrives en avance partout, tout le temps, habitude déjà ancrée.
T'as peur quand tu vas au Quick, ils sont tous en médecine, et tous ont eu leur P1. Toi t'es quoi? Rien, un p'tit primant qui est perdu.
Tu vas limite supplier ton ancien prof de maths de t'expliquer cette putain de fonction Gradient, et une fois que tu as compris, tu te sens rassurée, alors, que non, le pire était à venir, puisque l'optique, les ondes et la pression n'étaient pas loin.
Tu es desespérée de ne pas voir les gens que tu aimes, ceux restés à Epernay (Vir, Lou, Estelle, et d'autres), ceux partis ailleurs (Ju, Adri', ..) et ceux qui même à Reims te semblent trop loin, que tu croises seulement (Aline, Elise, Aurel', et encore, je masque la plupart).
Tu pleures de pas voir ton Amoureux, qui est bien plus, puisqu'à 1 mois des deux Ans, tu comptes les jours (J-3)
Mais la P1, c'est aussi les crises de fou rire en voulant palper les éléments d'anatomie, les "Avez vous déjà vu?" les "Marion, tu nous fous la honte, arrête de le mater", c'est le prof d'SHS qui branle son micro, c'est la cohue des étudiants, c'est l'appart, la liberté, c'est les soirées entre P1, mes P1, un diner presque parfait une fois par mois (et la déco compte double) . C'est aussi découvrir la face des études, ne plus être cooconée, découvrir la réalité, et l'apprécier. La P1, c'est le début d'une vocation, et si elle rate, tempis, On trouvera un moyen.
La P1, c'est vous, et c'est les 15 personnes surnomées. C'est les pétages de plomb, mais aussi les balades, c'est "putaaaaain j'ai pas bossé". C'est de savoir celui qui tiendra le plus longtemps en Physique, c'est penser aux autres, s'imaginer ce qu'ils font, et rigoler quand les gens nous demandent ce qu'on fait tel ou tel jour (- à ton avis, je revise xD). C'est se vouer à un mur quand on tente d'expliquer. La Médecine, c'est la Médecine, c'est aussi dur que les autres, et c'est un concours. c'est compter les gens qui abandonnent, qui partent, et se dire qu'il ne faut pas que ce soit Nous.
La P1, c'est Quelque Chose.


